Vous le savez, ce monde est basé sur l’Inversion et il faut apprendre à retourner les situations, les émotions ou les vibrations vers le « haut », afin de les rendre perméables et compatibles avec les mondes de conscience supérieure.
Pourquoi descend-t-on de moral ou d’auto-estime ?
Lorsque
l’on subit des injustices, notre auto-estime descend dans une dimension
intérieure de
victime. En tant que victime, les moyens de se défendre
émotionnellement et psychologiquement ne sont pas les mêmes car
l’agression subie désaligne l’image personnelle intérieure et l’image
que l’on transmet aux autres : cela fragilise plusieurs centres
énergétiques puisque notre aura est une réflexion énergétique vibratoire de nos
émotions et de nos pensées. Une aura troublée par les dissonances envoie un message dévié de « qui nous sommes », et les gens se méfient
intuitivement d’une personne dont l’énergie n’est pas en accord avec son être intérieur.
Les émotions tristes sont l’eau nécessaire pour éliminer l’aspect corrosif
empoisonnant des agressions et pourtant, il faut se construire « au-dessus » des émotions d’affliction
grâce à la vision transmise par le
moi supérieur, toujours positif et actif. Si les déséquilibres sont
fréquents car il est normal de faire le tour de ses émotions, il est
cependant difficile de conserver une idée positive et
ouverte du monde lorsque l’on souffre d’une coupure entre la haute
conscience spirituelle et la conscience humaine qui se sent limitée et
vulnérable. Effacer cette distinction est à la fois un
choix et une action au quotidien.
Parler de changer c’est facile, mais lorsqu’il s’agit d’une situation véritablement blessante
les sentiments de vulnérabilité nous rendent
paradoxalement réactifs, colériques ou bien franchement déprimés par la
lassitude psychologique et l’abandon que la circonstance
révèle. lL premier réflexe est de se refermer émotionnellement et
énergétiquement pour ne pas être plus perturbé par ce qui vient de
l’extérieur. Cette fermeture
peut être définitive et entraîner un plongeon dans la disgrâce
intérieure. La haine est un état de fermeture qui devient destructeur,
une
inversion de l’amour.
Pour passer de l’état de haine à l’état d’amour
il existe des paliers et d’autres
degrés encore mènent de l’état d’amour à la joie divine, amour
inconditionnel, même lorsque l’on traverse des circonstances
désagréables et blessantes dans nos vies humaines.
Notre diagramme de lumière s’exprime continuellement
à travers nos émotions ou nos pensées, mais la plupart du temps nous
n’avons pas conscience de notre particularité spirituelle, de notre
« identité de lumière ». Avant de prendre
contact avec cet aspect, il faut s’accepter tel que l’on est
aujourd’hui. Et ces quelques pas sont un début pour comprendre là où
vous êtes arrivé et ce qu’il vous reste à
parcourir. A chaque niveau nous pouvons dépasser très vite les souvenirs ou
les blessures déstabilisantes, à condition d’intégrer l’opposé de ce qui a causé la souffrance, de « renverser » l’image et de porter
attention aux forces développées ; la fameuse loi de « lâcher prise » s’adresse à cet aspect des choses, on lâche les blessures pour voir ce qu’elles ont fait naître de
forces en nous.
Je souhaite donner ce petit guide des 10 étapes de
conscience pour vous lier à des états émotionnels positifs restructurant.
1° Décrire la situation
qui nous
dérange : par écrit ou par oral. Décrire permet de verbaliser les
émotions, de leur donner de la texture et « d’entendre » la douleur, son
intensité, de reconnaître ses « racines ».
Cela permet de circonscrire la douleur, son origine et de lui trouver
un coupable pour la
placer « hors de soi » et l’analyser posément. La première phase
peut se répéter plusieurs fois, car il n’est pas évident de tout de
suite mettre tous les mots pour décrire les émotions
ou les sensations que la circonstance produit sur nous, d’autant
qu’une circonstance en entraîne d’autres.
2° Plonger à la racine du mal.
Toute douleur est provoquée par une forme de « mal », le mal émotionnel
et psychologique est lancinant, déstabilisant et surtout destructeur
des bons
aspects de soi. La Confiance et l’espoir qui reposent en soi deviennent aléatoires, inconsistants. Il faut retrouver la base défaillante d’une image
dévalorisée, la « petite phrase » ou la situation qui nous a piégé, en se rappelant de la circonstance ou des séries de circonstances pour
comprendre ce que l’agression subie
par notre âme a provoqué comme émotions intérieures jusqu’à déchoir de
nos espoirs. Cette phase est révélatrice
de notre maturité puisque l’âme conserve l’âge de sa première
blessure. Tant que cette blessure est réactive, nous ne pouvons prendre
de la maturité spirituelle et nous élever vers des plans
supérieurs de conscience puisque l’on ne s’autorise pas à être
heureux véritablement. Lorsque l’on passe cette phase, il faut être bien
conscient que cela va réveiller la douleur et provoquer des
troubles psychologiques : mais on ne guérit pas si on ne connaît pas
sa maladie.
3° Distinguer la situation et le sentiment de
culpabilité qu’elle a fait naître. Que l’on soit victime ou
coupable revient au même lorsqu’il s’agit d’énergie, les vibrations
causées par un évènement sont identiques que l’on soit
créateur du mouvement ou que l’on en subisse les vagues. Seule notre
conscience met une distinction entre le bien et le mal, or les émotions
ne sont pas soumises à la loi de la morale :
toutes les émotions sont porteuses d’un message, d’une énergie,
d’une intensité, d’une intention. Le fait de ne pas être fier, d’avoir
honte de ses émotions les retient dans des vibrations
inférieures, opaques. La brillance naît du lâcher prise, de
l’acceptation de ses émotions telles qu’elles sont. Comprenez que vos
émotions vous sont destinées, qu’elles sont un langage entre
votre âme et votre cœur humain. C’est un dialogue intérieur d’abord,
qui s’exprime vers l’extérieur ensuite, par volonté de partage et de
« communion » des âmes. Forcément que des
émotions nauséabondes sont moins agréables à partager que
l’enthousiasme. Mais, notre âme doit apprendre à s’exprimer quelques
soient les circonstances. La
seule chose qui compte est de rendre justice à ses sentiments, de ne pas
les trahir, en cela vous êtes le seul juge de ce qui est vrai pour
vous.
On ne juge pas les gens
pour leurs émotions mais pour les actes qui en résultent. Apprendre à
gérer les émotions est donc essentiel pour ne pas
détruire ses espérances par des comportements différents. Apprendre à
se pardonner commence par découvrir ses différentes facettes.
4° Voir l’inverse pour atteindre le centre.
Et si nous étions « responsable » plus que coupable ?
Imaginons
que vous êtes la personne qui se soit infligée –pour son propre bien et
sa propre
croissance- une sorte de test révélateur, pour mettre votre âme à nu
et mieux connaître ses façons d’être. Vous seriez donc le créateur
d’une mise en scène où vous devenez la victime. Cela semble
monstrueux d’être son propre bourreau –à son insu- pourtant la
réalité s’approche de cette étrangeté. L’Etre divin désire révéler nos
potentiels, révéler signifie « mettre à jour »,
percer le secret des lumières dont nous sommes porteurs. Alors, en
nous soumettant à l’ombre, aux conditions douloureuses, il nous met au
défi de sortir de ces nœuds en utilisant nos forces
« cachées ». En s’acceptant « créateur » des situations, on se
permet d’avancer sur une autre base où l’éternité s’exprime à travers
les circonstances présentes :
l’intention originelle de la situation éveille les véritables
raisons qui nous font expérimenter cette situation, l’objectif de « tout
ça » est d’apprendre à mieux gérer notre pouvoir
véritable de création et nos intentions. Cela nous rend responsable
de notre énergie et de ce qu’elle devient.
5° Endosser une attitude responsable
de
créateur ne se fait pas d’un jour à l’autre. C’est une décision qui
s’installe dans la tête, puis que l’on essaye de réaliser au fur et à
mesure en abandonnant les réflexes émotionnels ou
psychologiques de l’ancienne vision des choses. Un créateur ne se
plaint pas, il corrige son énergie en alignant ses comportements avec
ses objectifs. Or, cela n’est pas facile lorsque l’ancien
comportement n’est pas vidé de ses poisons. On doit travailler à
vider les blessures en se valorisant, en se récompensant affectivement,
en devenant un guérisseur par les actes et les mots, on
développe ainsi ses qualités consciemment. Cette compensation
intérieure est un cadeau que l’on offre aussi aux autres et qui renverse
notre image vers plus de positivité, jusqu’à s’aimer de
nouveau sincèrement soi-même.
6° S’aimer est-ce tout pardonner
à ceux qui
nous blessent ? Pas tout de suite. Tant que l’on évite de voir ses
propres actes de rébellions, tant que l’on désire voir de soi que les
aspects positifs, il est impossible de vraiment
s’aimer et de se libérer des répétitions. S’aimer aussi dans les
moments de faiblesse, d’agressivité, d’injustice que l’on provoque par
ses pensées chez ceux qui nous ont blessés. S’accepter
autant dans le rôle du « méchant » que dans celui de la gentille
brebis est un pas décisif qui crée la « maturité » émotionnelle. La vie
est faite d’énergie, c’est notre
interprétation qui crée la morale et cette morale dépend des choix
collectifs de ce que nous appelons « le bien ». Parfois le bien consiste
à exterminer, d’autres fois il consiste à
protéger et respecter. Chaque époque, chaque famille, chaque
individu possède sa vision du
Bien, il faut apprendre à harmoniser ces visions entre
elles par la tolérance d’une part, et par la communication claire
des valeurs importantes pour soi. Or, la meilleure façon de s’exprimer
est de vivre ce en quoi l’on croit. Alors, ce que l’on
pense, ce que l’on aime est aussi ce que l’on EST. La sérénité naît
de cette transparence entre la vie intérieure et l’image extérieure. On
peut s’aimer et être aimé pour ce que l’on est, ce qui
provoque une libération du pouvoir intérieur, un sentiment de
liberté d'être.
7° Puisque l’on est un créateur, un inventeur de sa vie, doit-on s’embarrasser des jugements ?
Sachant qu’un jugement est une manière d’interpréter selon une « norme
personnelle », peut-on juger
les actes des autres selon notre norme individuelle, selon notre
propre vécu ? C’est injuste car cela ne tient pas compte du parcours de
l’autre. Dans ce cas, si l’on désire absolument juger
et comprendre une situation, il faut chausser les « mocassins » de
cette personne. Suivre son cheminement explique ses choix mais ne les
justifie pas toujours, selon nous. Cette
différence fait de nous ce que nous sommes, et permet de mieux
comprendre en quoi nos comportements et nos choix sont différents. La
différence ne sépare pas, elle rend grâce à la diversité des
chemins : « Dieu est grand ». Et il s’exprime à travers le bon et
son contraire parce que certains s’aiment mieux dans la difficulté. Ce
qui est difficile pour « moi »,
ne l’est pas forcément pour les autres. Pour trouver leur centre de
lumière quelques-uns doivent s’enfoncer dans ce qui nous semble une
circonstance terrifiante, ils en ressortent meilleurs ou
affaiblis mais c’est « leur chemin ». Par contre, ce choix s’il
n’est pas le mien n’a pas besoin de me dévier de mes propres voies.
Chacun mérite le même respect, ce que je ne choisis
pas ne doit pas m’être imposé. Cette décision de respecter mes
propres valeurs réveille la Volonté, le pouvoir d’expression dont
découle le respect que je donne et que je reçois. C'est en cela
quer servent les circonstances contraires, à renforcer mon pouvoir
créateur.
8°
A quoi servirait-il de m’accrocher à la douleur du passé et aux regrets
de ce que je n’ai pu
éviter ? Pourquoi ma précieuse énergie et mon attention devrait
continuer d’alimenter des situations mortes ? Puisque je suis devenu
tolérant avec les parties négatives je peux
offrir, un regard neutre de jugement et m’octroiyer de la Liberté sans entraver celle des autres.
De fait, grâce aux autres, je fais l'expérience de ce que je ne
suis pas et je peux voir les conséquences des comportements étranges
qui se cachent dans mon subconscient comme une partie du bagage commun
avec l’humanité. En
abandonnant mes rigidités intérieures, je me fluidifie et je peux
consacrer mes forces actives à ce que j’aime le plus en moi et autour de
moi, je contribue à
l'amélioration de l'ensemble. Aujourd’hui est ma zone de pouvoir.
Aujourd’hui, est le moment qui me permet d’écrire ce que Je Suis.
L’autre n’est pas moi et quoi que je possède si je ne fais rien
pour montrer le meilleur, personne ne le verra. L’action d’aimer est
une action visible, un « engagement » auprès de soi-même et auprès des
autres, si c’est nécessaire pour donner un
sens à ce pouvoir d’expression intérieure. Le rayonnement de ce
pouvoir ressenti devient un cercle d’attraction et d’échanges, « je
m’aime et je suis aimé » parce que la vie
nous donne l’occasion de développer ce que nous commençons. En
exprimant ce que j’aime et ce que je suis à travers ma vie, elle
s’établit en harmonie selon mes principes, respectueux
de ceux des autres.
9° Mais l’Harmonie ne s’établit pas par magie.
Ce sont des cercles de « fermeture de
conflits » qui se présentent au fil du temps. Ces cercles d’énergie
sont à l’origine des actes, des émotions fortes, des paroles ou des
pensées intenses, des intentions profondes qui se
matérialisent petit à petit conduisant à des drames, des procès, des
discussions amères ou des ruptures conflictuelles. Ces situations se
répètent cycliquement pour nous donner l’occasion
de recevoir l’aboutissement
de nos « créations » et faire la paix avec ces aspects agressifs de
nous-mêmes. Certes, tant que nous n’avons
pas les moyens de nous aimer, il est difficile de rendre les armes
et de se pacifier car cela ressemble à une défaite, mais avec la
compréhension de ce qu’offre la libération de la rancune, des
amertumes et des déceptions, c’est de plus en plus facile de choisir
d’être heureux et de réserver son énergie pour faire des choses
positives et gratifiantes à nos yeux. Entretenir des rancunes
exige de rester « fermé » sur ses blessures et c’est un énorme
gâchis de créativité : la vie est trop courte pour s’ennuyer avec la
tristesse et les conflits inutiles. Alors, si
vous vous aimez, choisissez de vous consacrer au meilleur et
renoncez aux importuns.

10° Se Consacrer au meilleur conduit au
perfectionnement et au bien-être non seulement moral et
physique mais aussi à se sentir en paix face aux situations futures.
Mentalement et énergétiquement l’avenir se dégage, la lumière
réapparait puisque le futur naît de notre attitude d’aujourd’hui,
qu’il n’est plus relié à nos actes anciens et aux énergies qui
conditionnaient nos réactions. Ayant changé en profondeur nos
habitudes, notre vie s’est harmonisée à nos attentes, à nos
aptitudes, à notre interprétation de la liberté. La vie s’harmonise
autour de nous et nous sommes amenés à ressentir cette sérénité de
plus en plus finement. La délicatesse de cette sensibilité
nouvellement acquise, rend apte
à comprendre les liens entre l’environnement et nous, à
décrypter les « points communs » entre les situations et les gens
même si cela ne semble pas logique de prime abord. La lecture du monde
devient plus intéressante et profonde, car à
chaque niveau de lecture, transparaît l’existence du Grand Maître
Créateur, cette toile scintillante où toutes les consciences expriment
leurs vœux en une matrice créatrice évoluée, réceptive et
hyper-réactive aux désirs de chacun, qu’elle tisse en des
circonstances globales par souci de répondre à chaque intention
individuelle en utilisant le moins d’énergie possible. Ce souci
d’économie, ce pragmatisme allié de poésie est une source
d’émerveillement qui dépasse l’amour de notre propre création, de notre
vie. On « tombe en amour » du monde, expression de
« tous » réunis en une conscience multiple. Pour l’aimer plus, il
faut s’y ouvrir plus, s’y intégrer. Alors, par amour, pour l’amour et à
travers l’amour, le chemin s’inscrit dans
l’Acceptation. Il n’y a plus de peur, ni de perte. Il y a le Service
et l’honneur de participer. Lila
Source: Lilaluz.net
http://www.lilaluz.net/article-de-la-haine-a-l-amour-inconditionnel-details-des-stades-de-conscience-115108034.html
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire